Présentation de l'éditeur
La colonne de Trajan est un des monuments les plus spectaculaires de Rome dont elle symbolise la puissance militaire. Elle fut l'œuvre d'Apollodore de
Damas, l'un des plus célèbres architectes romains, et s'intégrait dans le forum qu'il fit édifier pour Trajan. La très longue frise raconte les deux campagnes de conquête livrées par les troupes
romaines pour annexer la Dacie (la Roumanie actuelle). En 140 scènes de longueur inégale, sont détaillés les principaux événements de cette guerre, les déplacements des troupes, les batailles, mais
aussi les tractations, les sièges des villes, les pillages et les affrontements de cavaleries. C'est un témoignage des plus précieux pour l'étude de l'armée romaine en action. Bien plus précis que
tous les témoignages littéraires, les graveurs ont montré les divers corps d'armée : les prétoriens, les légionnaires, les auxiliaires et les troupes étrangères au service de Rome. C'est aussi un
enregistrement des moindres détails des équipements militaires. L'opération militaire comprenait plusieurs sortes de navires, les uns de haute mer, les autres fluviaux ; des transports d'armes
lourdes ; des chariots ; des balistes, etc. Chaque étape donnait lieu à une construction de camp fortifié dont la colonne montre les méthodes d'édification. C'est enfin un témoignage sur la
tactique militaire romaine : il est possible de distinguer les interventions et les domaines de compétence spécifiques des légionnaires, ceux des auxiliaires, mais aussi de remarquer le rôle majeur
joué par la cavalerie, qu'il s'agisse des auxiliaires ou des contingents maures qui emportèrent la victoire. La colonne détaille aussi les soldats daces et leurs alliés. Elle constitue une mine
d'informations sur les habitudes militaires des peuples du barbaricum ainsi que sur leur mode de vie, leurs villes, leurs fortifications, etc. Les scènes sont toutes décrites et illustrées.
Par GILBERTAS Fabienne
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Présentation de l'éditeur
Entre 1921 et 1926, le Maroc est le théâtre d'une véritable guerre : la Guerre du Rif. De sa montagne au relief tourmenté, un jeune chef berbère,
Abdelkrim, défie les deux puissances européennes qui occupent son pays, l'Espagne et la France. Rien ne semble pouvoir arrêter les troupes du rebelle qui écrasent l'armée d'Alphonse XIII,
massacrent des milliers de ses soldats et provoquent la chute de la fragile monarchie parlementaire espagnole. Après l'Espagne, c'est au tour de la France de prendre de plein fouet l'explosion
rifaine. Le choc entre la République coloniale et l'éphémère République du Rif est d'une brutalité inouïe. La Guerre du Rif voit se croiser ou s'affronter des hommes aux destins exceptionnels. Dans
la canicule des djebels, Lyautey, Juin, de Lattre de Tassigny, Catroux, Giraud connais-sent la peur de voir l'armée française battue par des paysans berbères, alors qu'à Paris Doriot, Cachin et
Thorez associés aux surréalistes pourfendent l'impérialisme d'un Painlevé ou d'un Briand. Pétain est appelé en sauveur du sultan du Maroc et en tombeur de Lyautey. Sous le gouvernement du dictateur
Primo de Rivera, un jeune officier du Tercio, Franco, se forge une réputation de militaire impitoyable. Lutte sans merci pour la liberté, conflit oublié de l'histoire coloniale, la Guerre du Rif
éclaire encore aujourd'hui par bien des aspects les liens très spéciaux de la France et du Maroc, tout comme la sensibilité des rapports du royaume chérifien avec l'Espagne.
Par GILBERTAS Fabienne
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Présentation de l'éditeur
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur : après la Révolution française,
plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet ; à propos d'un
pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins : le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis,
après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été
traité d'" abruti ". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Par GILBERTAS Fabienne
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Publié dans : Vie militaire
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De septembre 1792 à décembre 1793, le Conseil exécutif provisoire envoya dans les départements et aux armées plusieurs dizaines d’agents de liaison chargés notamment de le renseigner
sur les événements militaires. Ceux qui furent expédiés par le ministre des Affaires étrangères eurent un rôle particulièrement essentiel, et le millier de rapports qu’ils rédigèrent à son
attention livrent un nombre d’informations considérable. La centralisation accrue des pouvoirs initiée par le gouvernement révolutionnaire finit cependant par entraîner rapidement la disparition
de ce système de surveillance original.
Antoine Boulant, « Guerre et renseignement sous la Révolution. Les agents du Conseil exécutif provisoire (1792-1793) »
Revue
historique des armées, 254 | 2009
Par GILBERTAS Fabienne
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